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LES THÉMATIQUES DE CE BLOG
Je parlerai de ma ville, de mes voyages, de musiques, de films, de l'actualité, de tout ce qui m'interpelle

Quand j'ai créé mon premier blog je m'étais inspirée de la définition du mot "Blog", à l'origine "Weblog" contraction de Web et de Log. Le mot "Log" a désigné au départ les journaux de bord de la marine et de l'aviation américaine, et le "Web", c'est cette invention qui a changé notre quotidien à la fin du 20e siècle ! Le blog littéralement c'est donc un carnet de bord tenu et dévoilé en ligne, un mot construit pour désigner les premiers sites du genre aux Etats-Unis à la fin des années 90.

Mon blog... Un regard très personnel, un journal où je publierai des billets d'humeur à propos des sujets les plus divers.

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samedi 12 novembre 2022

FRANCISCO DE ORELLANA ET LA DÉCOUVERTE DU FLEUVE AMAZONE

Francisco de Orellana (1511-1545) était un explorateur et conquérant espagnol. Cousin du célèbre conquistador Francisco Pizarro, il part vers le Nouveau Monde et rejoint Pizarro lancé à la conquête du Pérou et de l'empire Inca. 

Il participe à la célèbre expédition qui aboutit à Cuzco, avant de se lancer à la recherche du pays de la cannelle, puis à celle d'El Dorado.

Mais il est surtout connu pour avoir entièrement navigué sur le fleuve Amazone, et surtout pour lui avoir donné le nom de "Amazone".


Dans la saga d'Indiana Jones

Francisco de Orellana apparaît au cinema dans la saga Indiana Jones, dans le film qui s'intitule "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal", et, comme tout film de fiction, la plupart des données fournies y sont inexactes.

Indy et Mutt embarquent pour le Pérou, suivis par les agents soviétiques. L'aventurier et le jeune homme découvrent que le professeur Oxley a été interné dans un hôpital psychiatrique après avoir souffert d'une dépression nerveuse.

Dans sa cellule, ils trouvent des indices qui les mènent dans un très ancien cimetière. Ils découvrent le fameux crâne de cristal dans la tombe de Francisco de Orellana, un conquistador disparu au 16e siècle.

Mais ils sont capturés et amenés dans la jungle par les Soviétiques. Au camp, ils retrouvent le professeur Oxley et la mère de Mutt, qui n'est autre que le vieil amour de Jones, Marion Ravenwood.


Il est dit dans le film que Francisco de Orellana ne revint jamais en Espagne, ce qui est totalement faux, puisqu'il fut accusé en Espagne de trahison par l'un de ses proches, Gonzalo Pizarro, accusation pour laquelle il fut jugé en Espagne. Mais Orellana en sortit acquitté.

De plus, Francisco de Orellana est mort en Amazonie des suites d'une flèche empoisonnée et non au Pérou comme l'affirme le film  "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal".
  

Qui était Francisco de Orellana ?

Francisco de Orellana, est né dans la ville de Trujillo, dans la province de Cáceres, en Estrémadure, en Espagne en 1511. Il faisait partie de la famille des frères Pizarro, grâce à sa grand-mère maternelle, dont Francisco Pizarro, le conquistador espagnol qui commandait au 16 ème siècle l'expédition de la conquête du Pérou.

En 1527, Francisco de Orellana allant sur ses 16 ans s'installe dans le Nouveau Monde, servant au Nicaragua. Puis il fait partie de l'armée de Pizarro au Pérou, en l'an 1533. 

Il a 22 ans, il a participé à divers affrontements pour dominer les indigènes, perdant un œil dans l'un de ces combats.




Il participe à la pacification et à la fondation de la ville appelée Puerto Viejo. Dans cette localité Francisco de Orellana, a assumé divers postes tels que conseiller municipal, maire ordinaire, il a également été lieutenant-gouverneur.
 
Pendant la guerre civile au Pérou entre les conquérants Francisco Pizarro et Diego de Almagro, il resta fidèle aux côtés des forces de Pizarro, et il fut envoyé à la tête d'une troupe pour aider Hernando Pizarro. Francisco de Orellana a organisé une petite armée et a participé à la bataille de Las Salinas où Almagro a perdu.

En 1537, il reçoit l'ordre de refonder la ville de Santiago de Guayaquil qui avait été dévastée par les indigènes à plusieurs reprises et déplacée par différents Espagnols lors de la colonisation. Il reconstruit la ville de Guayaquil, la peuple à nouveau. En 1538, il reçoit le titre de lieutenant-gouverneur de Guayaquil.

Il est nommé gouverneur de la province de La Culata, sur la côte de ce qui fait aujourd'hui partie de l'Equateur.


Ce qui était quelque peu surprenant chez Francisco de Orellana, c'est qu'il ait demandé à apprendre les langues indigènes et s'est consacré à leur étude. Il aurait pu finir sa vie entouré de sa grande richesse, mais la soif d'aventure l'a fait se lancer vers d'autres environnements.

Trouver le pays de la cannelle

En 1540, Francisco de Orellana, déjà âgé de 29 ans, entend parler d'une expédition que Gonzalo Pizarro, le frère cadet de Francisco Pizarro, conquérant du Pérou, organisait sous les ordres de Francisco Pizarro dans l'intention de trouver le Pays de la Cannelle.

Gonzalo Pizarro rêvait de devenir célèbre en trouvant le pays de la cannelle. Il réussit à réunir 220 Espagnols et environ 4000 indigènes. Ils avaient tellement entendu parler de la richesse de l'épice de la cannelle dans les terres équatoriennes qu'ils étaient aussi enthousiastes qu'avec celles de El Dorado.

Francisco de Orellana est envoyé à Guayaquil, avec l'ordre d'enrôler d'avantage d'hommes pour les troupes et d'obtenir de bons chevaux. Il réussit à réunir 23 hommes et chevaux, et se dépêche avec ses hommes de rejoindre l'expédition commandée par Pizarro.

Quand Orellana est arrivé à Quito, en février de l'année 1541 Gonzalo Pizarro, avait déjà quitté Quito. Mais il avait laissé des instructions pour que  Francisco de Orellana le suive au plus vite.

Et cette expédition allait permettre la découverte du fleuve Amazone.


Francisco de Orellana, aux commandes d'un groupe de 23 hommes, se résout à traverser les Andes équatoriennes, parcourt le plateau avec ses hommes, entamant une lente ascension à travers des carrefours profonds et des sous-bois impénétrables pourvus de pentes rocheuses qu'ils ne connaissent pas.

"Sur les sommets andins de l'Équateur, Francisco de Orellana et ses hommes ont enduré des températures très basses. Redescendant des hauteurs pour trouver la chaleur étouffante, ils étaient battus et fatigués quand ils ont atteint le camp de Gonzalo Pizarro qui les a accueillis avec une lueur d'espoir dans ses yeux".

Enfin Orellana réussit à rejoindre l'expédition dans la vallée de Sumaco, près de la capitale équatorienne au mois de mars de cette même année 1541.


La recherche assidue du pays de la cannelle est devenue une grande déception pour Gonzalo Pizarro et Francisco de Orellana ainsi que pour les hommes qui les ont suivis. Ils n'ont trouvé que de vastes zones marécageuses, en plus de petits buissons éparpillés sur le sol d'un cannelier sauvage sans odeur. 

La situation est devenue insupportable. La nourriture a commencé à se faire rare et les hommes étaient épuisés sans pouvoir traverser la jungle, après un an sans obtenir de résultats positifs de ce qu'ils cherchaient vraiment : le pays de la cannelle.

Gonzalo Pizarro et Francisco de Orellana décident alors de construire un brick, qu'ils ont appelé San Pedro, pour transporter les blessés et les fournitures qui restaient. Les hommes, fatigués et épuisés, se sont précipités pour couper des arbres, fabriquer des fours, créer des soufflets avec les peaux des chevaux morts, créer des clous à l'aide de fers à cheval, pour créer ce bateau improvisé.



Quand ils eurent terminé le bateau, ils ont vérifié avec une grande joie qu'il flottait sur l'eau. 
Alors Gonzalo Pizarro et Francisco de Orellana décidèrent de suivre le cours des rivières Coca et Napo, jusqu'à l'endroit où ils ont rejoint le Curaray et l'Aguarico.

À ce moment-là, ils étaient déjà dépourvus de ravitaillement. Sur les 220 Espagnols sous la responsabilité de Pizarro, 140 étaient morts, et il ne restait que 1000 des 4000 des indigènes qu'ils avaient emmenés avec eux. 

Gonzalo Pizarro a demandé à Francisco de Orellana d'embarquer sur le brigantin avec 60 hommes dans l'intention de trouver de la nourriture, car il savait qu'Orellana maniait très bien les dialectes indigènes, et  qu'il pouvait communiquer avec n'importe quelle tribu.

C'est ainsi qu'a commencé cette nouvelle aventure.

Exploration en Amazonie
  
Pendant une partie du voyage, Francisco de Orellana sut être ferme, maintenir le moral du groupe et leur discipline. Le 03 janvier 1542, ils parvinrent à arriver sur les terres d'un cacique nommé Aparia, qui les reçut d'une manière agréable et leur a donné de grandes quantités de nourriture.

Ayant obtenu la nourriture, Francisco de Orellana donna des ordres pertinents pour remonter le fleuve à la recherche de Gonzalo Pizarro et de ses hommes, qui, selon ce qu'ils avaient convenu, descendraient peu à peu le long du rivage jusqu'à ce qu'ils rencontrent Orellana.

Mais les eaux vives ont rendu impossible la traversée du fleuve en amont, et Francisco de Orellana a passé un mois à attendre que Gonzalo Pizarro, qui n'avait donné aucune idée de sa proximité, ait décidé d'envoyer une délégation de trois hommes pour avertir Pizarro.

Pendant qu'ils continuaient la construction d'un nouveau bateau qu'ils appelèrent le Victoria, Pizarro se dirigea vers Quito, suivant une route vers le nord avec les 80 hommes qui restaient. 

Incapables de rencontrer Pizarro, ils ont décidé de nommer Francisco de Orellana comme capitaine du nouveau navire, le Victoria, pour suivre la rivière jusqu'à ce qu'ils atteindraient la pleine mer.




  

Parmi son équipage se trouvait le frère dominicain Gaspar de Carvajal, qui écrira "Relation de la grande découverte du célèbre Rio Grande de las Amazonas", texte qui constitue la chronique de ce voyage surprenant à travers les eaux douces de ce fleuve puissant et immense.

En descendant le fleuve, il arriva au mois de mai, à Machifaro, qui était la capitale des Omaguas, au nord du pays péruvien. Là, Francisco de Orellana et ses hommes durent faire face aux attaques des indigènes. 




Ils continuèrent à suivre le courant du fleuve, le 23 mai ils réussirent à découvrir la triple embouchure des Purus. En raison de la doctrine catholique, Francisco de Orellana donna le nom de la Trinité aux trois embouchures. Le 3 juin ils trouvent le Rio Negro. 

De cette expédition le fleuve tire son nom d'Amazone  

Selon les écrits, le 24 juin 1542, jour de la Saint Jean, le navire fut investi par les indigènes.
Il est dit que le bateau avait été percuté en attaquant des femmes autochtones qui ressemblaient aux Amazones de l'Histoire grecque. Peut-être se sont-ils battus contre des amérindiens portant les cheveux longs et qu'ils pensaient être des femmes ? Mais les chroniques écrites par le père Gaspar de Carvajal étaient très explicites en écrivant que les indigènes auxquels ils étaient confrontés commandaient des femmes.
 
"Les Espagnols observèrent avec admiration ces femmes stylisées et belles qui traquaient avec leurs arcs avec une excellente habileté". 

"Au cours de cette confrontation, les hommes sous le commandement de Francisco de Orellana ont réussi à faire prisonnier l'un de ces indigènes, c'est lui qui leur a dit que les Amazones étaient dirigées par leur reine nommée Conorii, qui avait une énorme richesse ". 

... Francisco de Orellana donna au fleuve le nom de... "Rio Grande de las Amazonas".

C'est ainsi que l'Amazone reçut le nom qui lui est resté.

Dans ce voyage l'équipage a été confronté à de grands dangers, les indigènes les ont attaqués à plusieurs reprises. Les Espagnols montrèrent un grand courage et continuèrent d'avancer au gré du fleuve. Ils ont vu des arbres immenses, des jungles à la végétation abondante, la rivière était si large qu'elle ressemblait à une mer. C'est pour cela que Francisco de Orellana avait demandé d'aller en zigzag pour pouvoir observer les deux rives de la rivière.
 
Francisco de Orellana et ses hommes ont poursuivi ce fabuleux voyage maritime jusqu'à ce qu'ils atteignent l'Atlantique. Après deux mois de traversée, ils arrivèrent à l'étonnante embouchure du fleuve, ils passèrent deux jours à lutter contre les vagues qui se formaient entre le fleuve et l'océan, et atteindre le large.
 


Ils ont poursuivi le voyage le long de la côte. Échoués dans le golfe de Paria, ils y restèrent sept jours, et le 11 septembre 1542, ils parviennent à Nueva Cádiz sur l'île de Cubagua, située dans la mer des Caraïbes, qui fait actuellement partie du Vénézuela, culminant ainsi cette surprenante expédition jamais imaginée.
 
 
 
Retour en Espagne

Après un bref séjour sur l'île de Cubagua, Francisco de Orellana avec ses hommes a décidé de s'embarquer pour l'Espagne afin informer la Couronne espagnole de leur nouvelle découverte, ces belles terres qu'il baptisa du nom de "Nueva Andalucía". 

Un voyage qui n'a pas été facile. Ils sont passés sur l'île de Saint-Domingue (actuellement République Dominicaine), puis ils sont arrivés au Portugal, où le roi Jean III les a reçus, jusqu'à ce qu'il leur propose d'envisager de retourner en Amazonie, dans le cadre d'une expédition portugaise, une offre alléchante.
Il existait à l'époque un traité appelé Tordesillas, qui déclarait que le périmètre de l'Amazonie était sous la souveraineté de la Castille, en Espagne. Mais au lieu de cela, les Portugais avaient décrété que toute la côte brésilienne était la leur.

Néanmoins, Francisco de Orellana a poursuivi son voyage vers Valladolid, il arriva dans cette ville au mois de mai de l'année 1543. L'intention de Francisco de Orellana était de faire valoir les revendications castillanes sur tout le territoire de l'Amazonie. 

À son arrivée en Espagne, Francisco de Orellana a dû répondre devant le Conseil des Indes, en raison d'accusations lancées par Gonzalo Pizarro, qui avait réussi à quitter la jungle équatorienne pour retourner dans la capitale Quito. Gonzalo Pizarro l'accusait d'abandon, de soulèvement et de trahison. 

Gonzalo Pizarro fut débouté en raison des réponses d'Orellana et de ses hommes qui ont fait preuve de rectitude et d'honnêteté dans leurs actions.  

Neuf mois se sont écoulés, le roi Carlos I accorde à Francisco de Orellana le 18 février 1544 le titre de gouverneur et capitaine général des terres découvertes qu'il avait s'appelé "la Nouvelle-Andalousie".


Retour en Amazonie

Francisco de Orellana avait trente-trois ans. Avant de partir il épousa Ana de Ayala, une jeune femme qui appartenait à la couche modeste et qui l'accompagnera lors de ce voyage dans le Nouveau Monde.  

Lors du départ de Cadix, Francisco de Orellana a été arrêté à Sanlúcar de Barrameda. La raison était que la majorité de son équipage n'était pas Castillan. Il était également endetté et n'avait pas assez de capital pour faire face à l'expédition.

Le 11 mai 1545, il arrive à se cacher dans un de ses navires, et quatre barques parviennent à mettre la voile. Il quitte Sanlúcar de Barrameda en compagnie de sa femme, à la tête d'une nouvelle expédition financée grâce à l'aide de Cosmo de Chaves, son beau-père, amenant avec lui plus de 200 soldats d'infanterie ainsi qu'une centaine de cavaliers et le matériel dont il avait besoin pour construire deux bateaux fluviaux.. 

Il avait l'intention de remonter l'Amazone par l'embouchure. Mais cela ne s'est pas passé pas comme ça.

Un de ces navires est perdu avant d'atteindre les îles du Cap-Vert, un autre navire pendant le voyage, le troisième navire est abandonné en atteignant l'embouchure de l'Amazone.

Le 20 décembre 1545, il arrive à l'embouchure de l'Amazone, décidé à poursuivre l'aventure, sans écouter les conseils de son équipage.
  
Il parvient à pénétrer environ 500 kilomètres dans le delta de l'Amazone. Après ces vicissitudes, 57 hommes meurent de famine. Ils installent un camp de repos sur une île située dans le delta, dans laquelle vivent des indigènes sympathiques, et construisent un bateau fluvial.

Après cela, Francisco de Orellana décide de partir en bateau pour chercher de la nourriture sur le principal bras fluvial de l'Amazone. A son retour, il trouve le camp désert, car ses hommes avaient décidé de construire un autre bateau pour partir à sa recherche, mais ils ont décidé d'abandonner la recherche et se sont dirigés vers l'île de Margarita dans la mer des Caraïbes (Vénézuela).

La mort de Francisco de Orellana

Francisco de Orellana et le groupe d'hommes qui était sous son commandement continuent d'essayer de se rendre sur le canal principal, mais les indigènes des Caraïbes les affrontent. Dix-sept hommes meurent dans cette confrontation, les flèches contenaient du poison. Francisco de Orellana est lui-même blessé par une de ces flèches empoisonnées et il meurt au mois de novembre de l'année 1546, à cause du poison.

Lorsque les survivants du deuxième bateau sont arrivés sur l'île de Margarita, ils ont retrouvé 25 compagnons, parmi lesquels se trouvaient Ana de Ayala et Diego García de Paredes, qui étaient arrivés par le quatrième bateau de la flotte initiale. Seulement 44 personnes restaient vivantes des 300 qui avaient quitté l'Espagne. Ils ont été secourus grâce à un navire espagnol.

Lope de Aguirre prit le commandement.
Beaucoup de ces hommes se sont installés en Amérique centrale, au Pérou et au Chili.

Ana de Ayala, la veuve de Francisco de Orellana, s'est remariée avec un autre espagnol, Juan de Peñalosa, qui avait survécu à cette expédition, et elle a vécu avec lui jusqu'à sa mort dans le pays Panaméen.

Il existe actuellement en Équateur une province qui porte le nom d'"Orellana", située dans le district de Las Amazonas sur le fleuve Napo, dans la province de Maynas, à l'est de l'Équateur, frontalière avec le Pérou.

Et il existe dans la région de Loreto, au Pérou, une localité qui porte le nom de Francisco de Orellana,  et c'est là que se trouve une statue à la mémoire de Francisco de Orellana, le premier Européen qui découvrit le fleuve Amazone en 1542.

 
Faits curieux de l'histoire

Le libellé de la première expédition du fleuve Amazone a été écrit par le frère Fray Gaspar de Carvajal, qui était à l'époque l'aumônier qui accompagna Francisco de Orellana lors de son premier voyage en Amazonie.

Il s'exprime ainsi : "Il s'agit du rapport de la nouvelle découverte du célèbre Rio Grande que le Capitaine Francisco de Orellana a fort heureusement découvert"...

L'écriture du père Carvajal a ensuite été compilée et commentée par Oviedo, chroniqueur des Indes, de son nom, Gonzalo Fernández de Oviedo, né en 1473 et mort en 1557, qui vivait à Saint-Domingue. Il révéla le voyage de Francisco de Orellana et du père Carvajal dans un manuscrit envoyé au Cardinal Pietro Bembo daté du 20 janvier 1543.

Dans le troisième volume de son ouvrage "Historia General y Natural de las Indias", au chapitre XXIV, qui n'a été publié pour la première fois qu'en 1855, il y est explicitement parlé de Francisco de Orellana.

C'est un résumé qui a été traduit en italien et fait partie d'une compilation éditée par Giovanni Battista Ramusio (1485-1557), intitulée "Navigationi e Viaggi", volume n° 03. 

Un autre chroniqueur des Indes, du nom d'Antonio de Herrera (1549-1626), commente dans son ouvrage "Histoire des événements castillans dans les îles et Tierra Firme of the Ocean Sea", la seconde expédition que Francisco de Orellana fera en Amazonie, et sa mort.

Cette description n'a été complètement éditée qu'en 1895, par le Chilien José Toribio Medina, dans son ouvrage écrit, intitulé "Découverte du fleuve Amazone". 

"Amazonie, les civilisations oubliées de la forêt"

Cette recherche que j'ai faite à propos de la vie de Francisco de Orellana m'a été inspirée grâce à une émission d'ARTE diffusée le Samedi 12 novembre 2022, "Amazonie, les civilisations oubliées de la forêt", dans laquelle j'ai entendu pour la première fois le nom de cet aventurier conquistador qui lança en 1542 une expédition en Amazonie.

Au cours de son voyage Francisco de Orellana affirme que la jungle amazonienne était peuplée par une civilisation sophistiquée qui vivait dans de grandes villes fortifiées et qui pratiquait l'agriculture. Ils étaient arrivés à planter cacao, manioc, ananas... alors que la forêt amazonienne pousse sur un sol pauvre, que l'on croyait impropre à l’agriculture.

Alors que la forêt amazonienne a longtemps été considérée comme vierge de toute culture ancienne, ceci confirme la thèse qu'il y avait 10 millions d'individus en Amazonie au 15 ème siècle, à l'arrivée des conquistadores. Cent ans plus tard il n'y avait plus personne... Décimés par les virus apportés par les Européens.

À la recherche d'une contrée perdue l'Eldorado, persuadé que s'il s'aventurait suffisamment loin dans la jungle amazonienne il serait récompensé par toutes sortes de richesses, des rubis, des émeraudes, et même trouverait une cité toute en or.

Au lieu de cela, il découvrit le fleuve Amazone !



vendredi 12 juin 2020

A HERDADE

Le cinéma Portugais ? .... Je ne connais rien !
C'est grâce à ARTE que je découvre ce film qui m'a enthousiasmée.  Et c'est rare d'avoir un film portugais diffusé à la Télévision française. Et en plus qui parle de l'époque de la dictature portugaise.
Il date de 2019.

"Le Domaine", Initialement paru sous la forme d'un long-métrage, a été diffusé sous la forme d'une mini-série en trois épisodes de 58 minutes, et en multi version, originale portugaise, ou français.

 


En Français  "Le domaine". Le titre original  "A Herdade".  
Même en connaissant le portugais je ne saisi pas complètement la signification du mot.
Mon dictionnaire... "Propriedade rural extensa; grande extensão de terra situada na zona rural.
[Antigo] Aquilo que se obtém por consequência da morte de alguém; herança.
Herdade é sinônimo de: fazenda, quinta, rancho".

Bon, ça veut dire la propriété, le patrimoine, oui, le "Domaine" si l'on veut.


L'HISTOIRE

Le film est une fresque historique, l'histoire d'une famille portugaise des années 40 à nos jours possédant l'un des plus grands domaines d'Europe, sur la rive sud du fleuve Tage. Sur fond de l'Histoire du Portugal.  L'histoire couvre 50 années de l'histoire du Portugal..

Le Domaine plonge dans les secrets de la propriété, mettant en scène la société portugaise du Portugal depuis les années 40, ses évolutions historique, politique, économique et sociale, de la Révolution des Oeillets à nos jours. En 1973, un an avant la révolution des Oeillets, au sud du Tage. João Fernandes, propriétaire d'un immense domaine agricole, reçoit la visite du ministre de l'Intérieur. 

Le gouvernement est dans la tourmente, critiqué pour son entêtement à garder l'emprise sur ses colonies, notamment l'Angola. Il a besoin de tous les ralliements, et le ministre demande à João, beau-fils d'un général renommé, de s'engager. Celui-ci refuse. 

Patron autoritaire mais libéral, tenant à distance le régime dictatorial, il tolère les sympathies communistes de certains de ses ouvriers...
Trailer ⤵︎
En Portugais (VO)


With English Subtitles


Avec des sous-titres français   ☞   ICI


LE RÉALISATEUR TIAGO GUEDES



Le réalisateur du film et de la mini-série, Tiago Guedes, est déjà relativement célèbre dans son pays.
Il est né à Porto en 1971. Il est réalisateur et écrivain. Diplômé en réalisation de la New York Film Academy, après avoir suivi le cours de direction d'acteur avec Patrick Tucker, à Raindance, Londres.

Il a développé plusieurs projets pour la télévision et le cinéma, étant responsable de plusieurs séries télévisées, téléfilms et longs métrages de grand succès public.


Il a réalisé :

→ Coisa Ruim (2006)   
→ Coro dos Amantes (2014)
→ A Herdade (2019) 

Le film "A Herdade" a eu 3 nomination à la Mostra de Venise 2019 :

→ Lion d'Or : Tiago Guedes
→ Meilleur scénario : Tiago Guedes
→ Prix Spécial du Jury : Tiago Guedes


FILMOGRAPHIE CINÉMA
→ A Herdade, 2019
→ Tristesse et joie dans la vie des girafes, 2019
→ Choir of Lovers» (court métrage), 2014
→ Espèces de mirage incomplet (court métrage), 2013
→ Entre os Dedos, 2008
→ Mauvaise chose, 2005
→ Wake Up (court métrage), 2001
→ O Ralo (court métrage), 1999
A LA TÉLÉVISION
→ Les garçons, 2016
→ Odyssée, 2012
→ Bloody Night (mini-série), 2010
→ O Meu Sósia e Eu, 2003
→ Alta Fidelidade, 2000
→ Cavaleiros de Água Doce, 2000


De son travail de réalisateur, le film "Coisa Ruim" (2005) se démarque, son premier long métrage, co-réalisé avec Frederico Serra, qui faisait partie de la sélection officielle des festivals de Hambourg, Sitges et Pusan, le plus important Festival du film asiatique, et était présent au Festival de Turin.

C'était un film d'ouverture et faisait partie de la compétition officielle de Fantasporto 2006 ; il a remporté le meilleur long métrage, le prix du public et le prix de la ville de Coimbra au festival Caminhos do Cinema Português 2009, ainsi que le Golden Globe du meilleur film la même année. En outre, la participation à d'innombrables festivals internationaux sur le genre se distingue. «Coisa Ruim» a été distribué sur DVD en Espagne, en France et aux États-Unis.

Le long métrage "Entre os Dedos" (2008), également co-réalisé avec Frederico Serra, était en Compétition Officielle du Festival de San Sebastián, dans la section "Zabaltegi-Tabakalera", ainsi que dans la Sélection Officielle du Festival de Cartagena de Indias , où il a remporté le meilleur premier prix et le prix du meilleur acteur; il faisait partie de la Sélection officielle du Festival de Turin, ayant remporté le Prix Ciputti du meilleur film; était présent au Festival international de São Paulo; au festival Caminhos do Cinema Português, en 2009, il a reçu le prix du meilleur long métrage; la même année, il est nominé pour les Golden Globes dans les catégories des meilleurs films, du meilleur acteur et de la meilleure actrice.

De sa collaboration avec Tiago Rodrigues, il a réalisé le long métrage "Tristeza e Alegria na Vida das Girafas" (Sélection officielle Concours ibéro-américain au Festival de Guadalajara 2019, Concours national Indielisboa 2019).

"A Herdade" (2019) est son projet le plus ambitieux à ce jour, partageant la paternité du script avec Rui Cardoso Martins.


Le théâtre est un autre domaine qui marque la carrière professionnelle de Tiago Guedes, mettant en valeur son travail de metteur en scène dans "A Matança Ritual by Gorge Mastromas" (créé en 2019 au Teatro Nacional D. Maria II, à Lisbonne)
→ "Os belos dias de Aranjuez" (pièce homonyme de Peter Handke, produite en 2014 dans le cadre du Festival du film de Lisbonne et d'Estoril et a continué plus tard, pendant 2 mois, au Teatro Municipal São Luiz, à Lisbonne),
→ "Blackbird" de David Harrower (création en 2010 au Teatro Nacional D. Maria II, à Lisbonne, et au Teatro Carlos Alberto, à Porto, qui a vendu toutes ses séances dans les deux villes),
→ "The Pillowman" de Martin McDonagh (création en 2006 au Teatro Maria Matos, à Lisbonne , et en 2007, au Teatro Nacional S. João, à Porto), entre autres.

Extrait de :  https://www.aherdade-filme.com


A propos de "A Herdade"

"Il explique que, selon lui, les mutations du Portugal post-1974 s'inscrivent comme une toile de fond particulièrement intéressante pour se pencher sur les transformations d'une famille de riches propriétaires, marquée par un dramatique non-dit.

Le Domaine se rapproche visuellement du western, que ce soit dans son traitement des paysages comme des personnages, alternant entre plans larges et plans serrés. Le cinéaste confie aussi un parti-pris assez surprenant, à savoir la quasi-absence de musique durant les trois épisodes.
Selon Tiago Guedes, il s'agit de ne pas imposer d'émotions à qui regarde l'oeuvre. Grâce à sa perception propre, chaque spectateur pourra donc trouver dans le programme quelque chose de différent..."


"Le scénario avait  été écrit par Rui Cardoso Martins, entraînant le récit du portrait d’un homme vers celui de sa famille. A travers ce prisme, je voulais parler de deux sujets qui m’obsèdent depuis longtemps : la notion d’héritage et l’incommunicabilité entre les êtres".

"Raconter 50 années d’histoire de mon pays, riche en transformations massives, m’a évidemment passionné. Mais ces événements ne constituent que l’écrin du récit. L’essentiel était pour moi de montrer comment une famille fortement impactée par eux leur résiste".

"Le héros, João Fernandes, règne sur son domaine, que l’on peut tout à la fois craindre et admirer, un héros charismatique et ambigu, dit Tiago Guedes. "A la fois borné et progressiste, le protagoniste - et patron agricole - doit composer avec l'évolution des mentalités et du régime politique, qui tend de plus en plus vers la démocratie. Lui dirige ses exploitations d'une main de fer, mais croit profondément en la liberté - la sienne comme celle des autres".

"Pas un sale type mais un homme qui varie du pire au meilleur au gré des circonstances. C’est sans doute mon influence majeure côté scénario. Pour les images, je voulais que Le Domaine se vive comme un western. J’avais donc évidement Sergio Leone en tête mais je pourrais aussi citer Paul Thomas Anderson ou le travail sur la lumière de Roger Deakins que j’admire. Quand je fais un film, je suis toujours influencé par mes plaisirs de spectateurs. Et je ne me censure pas. "
Tiago Guedes

Extrait de interview de https://www.premiere.fr 

Au fil des trois volets, de nombreuses questions sociales se jouent.
Seront évoqués les rapports entre les classes, le pouvoir et ses limites.


LES INTERPRÈTES

Avec Miguel Borges, Teresa Madruga, Victória Guerra, Diogo Dória, Sandra Faleiro, Albano Jerónimo, Ana Vilela da Costa et João Vicente.


DES EXTRAITS

L'histoire commence en 1973, un an avant la Révolution des Oeillets, lorsque João reçoit la visite du ministre de l'Intérieur sur ses terres. Celui-ci vient lui demander son aide concernant une colonie que le pays est déterminé à conserver - l'Angola. 

L'épisode deux se concentre sur la révolution. 

Le troisième débute en 1991. Le terrible secret de la famille, enfoui depuis des années, est alors sur le point d'être révélé.










ALBANO JERONIMO

Le héros, le rôle principal, João Fernandes, est interprété par Albano Jeronimo. Une découverte!
Il vieillit de 50 ans en 3 heures...



Albano Jerónimo est né le 30 juin 1979 à Alhandra, Vila Franca de Xira.

Il a étudié à la "Escola Superior de Teatro e Cinema do Instituto Politécnico" de Lisboa et a fait ses débuts au cinéma dans "Antes que o Tempo Mude", de Luís Fonseca (2003).

Il a ensuite travaillé avec José Fonseca e Costa dans "O Fascínio" et avec José Farinha dans "O Inimigo Sem Rosto" (2006).




→ Meilleur acteur Shortcutz dans le film Anesthesia de Pedro Varela, 2009
→ Nominé pour un Golden Globe dans la catégorie du meilleur acteur de théâtre dans la pièce "Miss Julie" d'August Strindberg au TNDMII, mise en scène par Rui Mendes, 2009.
→ Meilleur second rôle au Festival du film Euphoria, dans le film "Florbela" de Vicente Alves do Ó, 2013.
→ Meilleur second rôle aux Sophia Awards, dans "Lines of Wellington", de Valéria Sarmiento, 2013.  



Il est en tout cas très recherché par les télévision portugaises !


Il a dans le film "A Herdade" un rôle en or.

ICI LE FILM COMPLET EN PORTUGAIS

dimanche 13 novembre 2016

THIERRY ARDISSON VOIT DES BOUDDHAS À PALMYRE !!!

Hier soir, 12 novembre 2016, lors de l’émission TV "On n’est pas couché" sur France 2, Thierry Ardisson a commis une bourde monumentale, que sans doute ai-je été la seule à remarquer.

J’ai bien entendu... "Les Talibans ont détruit les bouddhas de Palmyre ! 

Des bouddhas à Palmyre !!!!

Alors là, moi je ne les ai jamais vus...

Je me doute qu’il a confondu avec les bouddhas de Bâmiyân détruits par les Talibans le 1er mars 2001. 

Comment peut-on commettre une erreur aussi grossière ! 

A la télévision, en public. 

Quand je pense qu’il était invité à l’émission pour faire la promotion de son dernier livre, "Les fantômes des Tuileries" consacré au destin de cinq dauphins qui ne régnèrent jamais. Un livre historique !

Thierry Ardisson historien, oh la où va-t-on !!! 


Quelqu’un d’aussi imbu de lui-même, et de sa valeur, et qui se pense "historien" pourrait pour le moins faire attention à ce qu’il dit à la télévision. 

Laurent Ruquier, l'animateur de cette émission, qui remarque tout, n'a même pas relevé cette monstrueuse erreur.

mercredi 6 janvier 2016

J'AVAIS PEUR DES SINGES

Et puis ce soir cette émission m'a transportée. Désormais je ne regarderai plus les singes de la même façon.


D'accord, je suis passionnée par les animaux, déjà, de les voir en pleine nature. J'ai eu l'occasion de le faire dans plusieurs pays du monde en voyageant, et aussi d'être accompagnée de rangers, parfois, qui nous expliquent les comportements, et ça, ça me passionne, cela me fascine.

J'ai déjà eu tellement d'expériences, les petits pingouins d'Australie, le koala que j'ai caressé, les springboks qui ne cessaient de m'observer quand je me trouvais sur la terrasse de mon bungalow dans le Karoo en Afrique du sud, et ce petit lémurien de Madagascar, qui à mes pieds m'a regardée avec un air si triste parce que je pleurais, parce que j'avais tellement été au delà de mes forces pour gravir les rochers de l'Ankarana que je n'en pouvais plus. Et là j'ai compris que lui et moi on se parlait, et qu'il avait de la peine pour moi. Je n'oublierai jamais ce moment.

Mais les singes... ça vous saute dessus, ça vous vole vos lunettes, votre chapeau.... Ça pousse des cris pas très jolis... ça se gratte tout le temps...

Je reconnais que désormais les singes, je les regarderai différemment.

Une vie complètement extraordinaire

Il s'appelle Aurélien Brulé.

Il a consacré son existence à sauver une espèce en voie de disparition, le gibbon.

On l'a surnommé "Chanee" qui veut dire gibbon" en thaï.

Il vit en Indonésie depuis 17 ans.

Je cite sa bio : "À treize ans, Aurélien Brulé est embauché dans un zoo en France où il s'adonne à une observation minutieuse des primates. Il se prend d’affection pour les gibbons à mains blanches, de petits singes arboricoles menacés d’extinction.

Un jour, alors que la morosité le ronge, une femelle gibbon lui prend la main et la lui serre, comme pour le réconforter. Profondément ému par ce geste de tendresse, Aurélien, bouleversé, lui promet qu'il se battra pour la protéger, elle et les siens. Il prend la décision de protéger, sa vie durant, ces primates qui continuent de faire l'objet d'un odieux braconnage."

Une promesse qu’il tiendra en publiant « Le Gibbon à mains blanches » alors qu'il n'a que dix-sept ans, et qui surtout, nourrit son désir de s'envoler pour le pays des gibbons.




Ce qu'il raconte dans le film télévisé, c'est qu'un jour, il reçoit un appel téléphonique de Murielle Robin, qui est tombée sur ce petit livre. Elle lui dit "tu veux aller voir les gibbons... tu pars".

On est à la fin des années 1990, Aurélien Brulé a 18 ans, il quitte la France et part à la rencontre des singes gibbons, en Thaïlande, il observe et étudie. Les habitants du pays l’accueillent généreusement et le surnomme "Chanee", ce qui signifie "gibbon" en langue thaï.

C'est vrai que moi, un jour en préparant l'un de mes nombreux voyages en Thaïlande, je suis tombée sur le web sur un site genre "Gibbon Réhabilitation Project" qui se trouvait du côté de Chiang Mai, et qui avait capté mon attention. Je crois qu'il y en a aussi un dans le nord de Phuket.

La suite en Indonésie

Malgré son jeune âge, Chanee rêve de construire un centre pour la réhabilitation et le sauvetage des singes gibbons.

À son arrivée en Indonésie, il constate que la situation des gibbons est très précaire. Chassés pour leur viande ou capturés comme animal de compagnie, les primates voient chaque jour leur habitat disparaître à cause, entre autres, des plantations de palmiers à huile.

Il avait déjà participé à un reportage il y a quatre ans, diffusé dans l'émission "Envoyé spécial" de France 2.

Bornéo, la Forêt Assassinée


Uniquement en Indonésie, plus de 6000 gibbons vivent en captivité chez des particuliers.


Chanee décide d’intervenir et d’établir sur l’île d’Hampapak un premier camp de réhabilitation du singe gibbon. 

Ce rêve se concrétise finalement à Bornéo, en Indonésie, où il crée l’Association Kalaweit en 1999.

Quelques années plus tard, un deuxième camp de réhabilitation sera établi à Sumatra, sur l’île Marak.


Les gibbons sont des primates très vulnérables et très fragiles. Ils nécessitent un suivi et des soins très longs.

Avant de pouvoir être retournés dans leurs habitats naturels, ils doivent réapprendre des comportements indispensables à leur survie.

La réadaptation d’un singe gibbon peut prendre jusqu’à 7 ans."

Il est devenu "Chanee", il vit sur l'île de Bornéo, avec sa femme et ses deux enfant,  et a construit de ses mains le plus important programme de conservation des gibbons : Kalaweit.

Kalaweit reste, à ce jour, le plus grand programme actuel de réhabilitation de gibbons au monde.


(Ce site montre des vidéos et explique beaucoup de choses.)

Mais je ne sais pas ce que c'est qu'un gibbon !!!

Un singe, bien sûr. Mais moi je n'aime pas les singes, ils me font peur. Ils sautent sur moi... Ils me volent mes trucs, il faut faire très attention... J'ai une trouille des singes !!!!!

Wikipédia....

"Gibbon est un nom vernaculaire ambigu en français, pouvant désigner plusieurs espèces différentes de primates de la famille des Hylobatidae dont certains membres sont appelés aussi houlock, siamang, lar... 
Le Gibbon à mains blanches (Hylobates lar) ou Gibbon lar est une espèce de primates la famille des Hylobatidae qui fait partie des singes appelés couramment des gibbons.

Le gibbon est l’anthropoïde le plus primitif et le plus petit.
 
La lignée évolutive du gibbon a divergé de celle de l'homme il y a environ 18 millions d'années, soit 6 millions d'années avant l'orang-outan et 10 millions d'années avant le chimpanzé et le gorille. 

D'une taille comprise aux environs de 90 centimètres et d'un poids de 8 à 11 kilogrammes, il a la face encadrée de blanc et les extrémités des mains blanches.

Sa plante de pieds est recouverte d'une peau dure.

Il possède 5 doigts à chaque mains munis de 3 articulations avec un pouce opposable.

Il possède des ongles noirs sans griffes.


Son habitat se situe dans de très nombreux pays d'Asie. On le rencontre du Nord jusqu'à l'ouest de la Thaïlande, en passant par le Nord de Sumatra et enfin par la Birmanie.

Tous les gibbons sont frugivores et aiment parfois accompagner leur nourriture d'insectes (libellules, fourmis...)

Il se déplace avec habileté dans la jungle, il peut faire des bonds de 10 à 15 mètres entre deux arbres, de branche en branche. 

Contrairement aux autres singes anthropoïdes, lorsqu'il marche debout, il garde son équilibre en se servant de ses bras comme balancier. 

Il protège son territoire en lançant des cris. 

Les gibbons n'ont qu'une femelle pour toute leur vie et ont des rapports sexuels souvent si leur entente se passe bien. La femelle se propose la première lors des actes sexuels. 

Les gibbons ne savent pas vivre sur le sol. Leur habitat c'est la forêt, les arbres, les branches. Et les dangers pour cette espèce sont bien évidemment : 

- La déforestation massive des arbres par des compagnies qui commercialisent l'huile de palme pour la consommation alimentaire et cosmétique des pays industrialisés. A cause de l’huile de palme, les arbres sont coupés, et les forêts brulées pour planter des palmiers. Les animaux ne peuvent pas survivre car ils ne peuvent pas se nourrir avec les palmiers, alors soit ils meurent de faim soit ils sont capturés et vendus comme des objets.

- La fragmentation des forêts qui le rend plus vulnérable à la chasse (viande de brousse) et au braconnage et qui détruit une partie de son habitat. 

- Les trafiquants qui n'hésitent pas à abattre une mère afin de capturer son petit pour le vendre. 

- Les hommes qui détiennent des gibbons chez eux. Animaux de compagnie...

Véronique Jannot sur la terre des Gibbons

Ce film est le premier d'une série d'émissions documentaires appelée "Le messager" qui nous fait connaître ceux et celles qui, par leurs actions quotidiennes, se battent pour sauver des espèces animales menacées.

Et des personnalités deviennent les parrains d’une cause animale et partent à l’autre bout du monde rencontrer ceux qui la défendent.




Pour aller à la rencontre de Chanee et comprendre les enjeux de son combat, Véronique Jannot va partager sa mission au quotidien.





A Bornéo, Chanee confie à Véronique Jannot une mission importante : adopter pour une durée de sept ans une petite gibbon orpheline, Alya, et partager son parcours d’émancipation.


Alya

Après l'avoir approchée et nourrie, Véronique Jannot s'engage dans le processus de réhabilitation du bébé gibbon. Le but ultime pour tous ces singes et d'être relâchés dans leur habitat naturel.


BANDE ANNONCE



L'histoire de l'association Kalaweit 


Yayasan Kalaweit Indonesia - Fondation Kalaweit Indonésie

"Aurélien Brulé, grâce à Kalaweit, réussit à obtenir plusieurs protocoles d'accord avec le gouvernement indonésien pour la réhabilitation de ce vieux primate, prisé par les populations locales et les braconniers comme animaux de compagnie.

Il crée ensuite une radio à destination des jeunes, Kalaweit FM, dont l'objectif est de sensibiliser au respect de la vie sauvage.

En 1997, l’association Kalaweit (loi 1901) est créée pour encadrer juridiquement et financièrement un projet de protection pour les deux espèces qui coexistent sur l’île, le gibbon agile et le gibbon de Müller.

"Kalaweit" veut dire gibbon en dayak ngaju, l'un des dialectes parlés dans la province centrale de Bornéo. Muriel Robin en est tout naturellement la marraine."

"Pendant plus de 6 mois, Aurélien mène une bataille acharnée contre les autorités et le ministère indonésien des Forêts pour obtenir l’accord de s’installer au coeur du parc national de Bukit Baka Bukit Raya. Il obtient finalement l’autorisation des autorités indonésiennes pour créer et gérer un refuge de réhabilitation destiné aux jeunes gibbons, au cœur de la forêt primaire de Kalimantan Tengah.

En 1999, un protocole d’accord est signé avec le gouvernement indonésien, incluant la réhabilitation des gibbons prisés par les populations et les braconniers comme animaux de compagnie, l’information, la sensibilisation et l’éducation des populations locales ainsi que la protection des forêts sur l’île de Bornéo.

La construction de la première station est entreprise au cœur de la forêt primaire et la première expérience de relâcher un couple de gibbons sur le site de la station permet la mise en place d’un processus de réhabilitation pour la suite du programme."

Une radio FM

"Kalaweit se lance dans les médias avec Kalaweit FM En 2003, l’association fait naître le premier média destiné à aider la conservation des gibbons en Indonésie : Kalaweit FM."



"Majoritairement à destination des 15/25 ans, la programmation a pour objectif de sensibiliser la jeunesse indonésienne au respect de la vie sauvage. Les cinq messages courts sur les gibbons lancés toutes les heures de diffusion musicale vont finir par entraîner un changement de mentalité.

Les auditeurs, surtout des jeunes, appellent la hotline de la station dès qu’ils voient un animal prisonnier et n’hésitent plus à faire pression sur le détenteur pour qu’il se sépare de la bête.

Actuellement, 60 % des animaux reçus à Kalaweit le sont grâce aux appels. Beaucoup plus efficace que le recours à une intervention policière, les primates sont, en principe, protégés par la loi indonésienne, car l’association ne dispose pas de pouvoir coercitif.

Face à ce succès radiophonique, Chanee a voulu lancer en 2009 une télévision bâtie sur le même concept que MTV, où des textes de sensibilisation à la cause animale devaient apparaître en bas d’écran. Malheureusement, le lancement de la télévision ne s’est pas fait, les autorités ne lui ayant pas attribué de fréquence, malgré trois ans de négociations. Les fréquences ont toutes été attribuées aux télévisions nationales de Jakarta. Désormais, Chanee se concentre sur la création de relais radio.

Cet échec télévisuel a fait écho à celui de son École pour la nature, qui a scolarisé 30 enfants pendant un an. Ce qui aurait pu être une belle réussite s’est trouvé confronté au faible taux d’inscription d’élèves, dû aux transports trop coûteux : les familles ayant dû partir dans les bidonvilles de Palangka Raya à la suite de la montée des prix du pétrole."

Créée en 1997, l'association Kalaweit est désormais mondialement connue.

Le Care Center

En 2001, un espace sanitaire, le Care Center, est acquis pour que les gibbons saisis bénéficient d’un bilan sanitaire et de soins. Dès son arrivée, le gibbon est mis en quarantaine après une prise de sang, pour analyser s’il n’a pas été infecté par une maladie lors de sa captivité. Beaucoup d’entrants sont atteints de tuberculose, d’Herpes simplex ou d’hépatite B, et 25 % d’entre eux en moyenne sont trop contaminés pour être rendus à la nature.

A Sumatra

Fort de cette reconnaissance mondiale et des succès, Kalaweit entreprend un nouveau défi : créer une seconde station à Sumatra.

L’île de Marak (1.000 hectares), inhabitée et la plus boisée du Sud-Ouest de la capitale de la province, Padang, apparaît comme un site idéal : c’est un point stratégique pour contrôler les trafics d’animaux.


A Borneo, Parawen reserve

Elle se situe à 7 heures de route de Palangka Raya, et à 40 minutes de bateau de Muara Teweh, la ville la plus proche, dans le Central Kalimantan, district de barito Utara (Lemo).
Sa création date de janvier 2015.
A l'entrée il est écrit :
"Yayasan Kalaweit - Bukan Tempat Wisata" = "Fondation Kalaweit - Pas un lieu de tourisme".




Cette forêt, de 23,6 hectares est l'habitat de 2 groupes de nasiques, une trentaine d'individus, et est limitrophe du centre de Pararawen où sont recueillis les animaux.

Dans ces baraquements de bois pour le personnel, avec une infirmerie et un sentier qui mène aux cages de mise en quarantaine et aux volières de réadaptation à la vie sauvage, le sanctuaire de Kalaweit apparaît bien spartiate.


"Une cinquantaine de personnes (employés et vétérinaire) se battent quotidiennement contre l’inexorable pénétration de l’Homme dans l’habitat animal et contre les dégâts inhérents à la cupidité humaine.

Avec le temps, les villageois partenaires de Kalaweit se sont multipliés. Le programme est devenu une grande opération humanitaire, où plus de 1.000 personnes reçoivent des aides médicales et pédagogiques. Des villages entiers sont devenus les ambassadeurs de Kalaweit et prônent le respect de la vie. Le centre a encore énormément de travail, et le défi devient de plus en plus dur, car les difficultés financières sont quotidiennes.

Le bureau de l'association est situé dans la ville de Palangkaraya, capitale de la région du Kalimantan Centre. C’est là que se trouve l’équipe administrative et où sont accueillis les gibbons avant l’envoi au Gibbon Conservation Center.

La radio Kalaweit FM créée en 2003, se trouve aussi à Palangkaraya.

Malgré les entraves matérielles et les menaces dont il est l’objet personnellement, Chanee ne veut pas renoncer. "


Aurélien Brulé se bat pour leur protection des gibbons à mains blanches et, par extension, pour celle de la forêt qui abrite ce vieux primate. Ce qui n'est pas du goût de tous... à Bornéo, sa maison est elle aussi sous haute protection. 

Et sait-on jamais : "Si l’Homme apprend un jour à aimer la vie, toute la vie, Kalaweit n’aura plus à lutter. " 


Le site en indonésien :  ici


Le blog d'une volontaire qui est allée là bas : http://sukaindonesia.uniterre.com/


Les livres écrits par Chanee 


 1999
2004


2007
Avril 2015