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Je parlerai de ma ville, de mes voyages, de musiques, de films, de l'actualité, de tout ce qui m'interpelle

Quand j'ai créé mon premier blog je m'étais inspirée de la définition du mot "Blog", à l'origine "Weblog" contraction de Web et de Log. Le mot "Log" a désigné au départ les journaux de bord de la marine et de l'aviation américaine, et le "Web", c'est cette invention qui a changé notre quotidien à la fin du 20e siècle ! Le blog littéralement c'est donc un carnet de bord tenu et dévoilé en ligne, un mot construit pour désigner les premiers sites du genre aux Etats-Unis à la fin des années 90.

Mon blog... Un regard très personnel, un journal où je publierai des billets d'humeur à propos des sujets les plus divers.

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dimanche 10 juin 2012

LE LABEL OCORA

On aurait tendance à dire « Ocora, tout le monde connaît ». Il est vrai que depuis des décennies, le label a marqué l’histoire du disque de son empreinte, de son savoir-faire, de sa qualité souvent irréprochable.



Ocora est le label de Radio France, créé par Pierre Schaeffer en 1954. L’idée de départ était de sauvegarder la mémoire des villages africains, sous prétexte que leurs musiques étaient mises en danger par la diffusion de la radio. Démarrage africain qui s’ouvrira très vite sur les autres continents et leurs musiques traditionnelles. Les débuts demeurent une source intarissable pour les amateurs et chercheurs. 

Dans les années 70, Ocora crée son célèbre look de pochette entièrement noire avec photo ou dessin central. C’est un concept de marketing alliant la qualité de la présentation avec la qualité du contenu. 

Aujourd’hui, Ocora, aux mains d’un collectif d’ethnomusicologues, travaille sur une double politique. D’une part la réédition d’anciens LP, revus et corrigés pour la cause - on y ajoute l’une ou l’autre pièce, on couple des extraits de plusieurs vinyles sur un seul CD, etc. Il est encore, hélas, une série de LP africains (et autres) dont on attend désespérément la réédition en CD, tant ils s’imposent comme documents et témoignages essentiels. D’autre part, le label continue l’édition de nouveautés, alimentée par une très nette ouverture sur l’ensemble du monde et l’exploration de zones jusqu’ici oubliées. Le look inauguré pour les vinyles des années 70 a d’abord été conservé et adapté aux CD, puis il a complètement changé, au risque de perdre son originalité immédiatement repérable.

Mais avec plus de deux cents CD à son actif, Ocora est incontournable, travaillant sur plusieurs terrains à la fois. 

Les disques de collectages, dont les indispensables Pygmées Aka, Musiques Gbaya de Centrafrique, flûtes de Guadalcanal, musiques indiennes du Brésil, jeux vocaux des Inuit, musiques du Baloutchistan… voisinent avec des disques enregistrés en studio ou en concert. Asie, Afrique du Nord et Afrique sont peut-être les mieux servis. 

Les musiques savantes orientales y sont parfaitement représentées, tandis qu’en d’autres lieux, on plonge au plus profond des musiques fonctionnelles des communautés villageoises. 

Mais il ne faut pas oublier l’effort remarquable pour créer de petites collections au sein de la politique globale. Une série sur les musiques de France propose les meilleurs musiciens de l’Hexagone et les répertoires régionaux : Erik Marchand, Gilles Chabenat, Patrick Bouffard, Les Brayauds, Beniat Achiary, Jean Blanchard… c’était une première et, aujourd’hui, ces musiciens ont une imposante discographie sur divers labels. François Picard a travaillé sur la quasi-totalité d’une imposante collection chinoise. Jean During a fait de même avec ses enregistrements en Iran, au Kurdistan, etc. 

Le label s’entoure des meilleurs spécialistes et la qualité des livrets s’en ressent bien évidemment, toujours très documentés et regorgeant d’informations essentielles. Enfin, d’autres ouvertures d’Ocora s’appuient sur une collaboration avec le réseau des radios européennes et l’édition d’enregistrements venant de leurs archives respectives. Pologne, Suède, Finlande, Danemark, Pays-Bas, Slovénie, Bulgarie… entrent dès lors dans cette imposante collection et c’est essentiel. 

De toute évidence, l’amateur peut se fier au logo Ocora, c’est un label de qualité."

Étienne Bours


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