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Je parlerai de ma ville, de mes voyages, de musiques, de films, de l'actualité, de tout ce qui m'interpelle

Quand j'ai créé mon premier blog je m'étais inspirée de la définition du mot "Blog", à l'origine "Weblog" contraction de Web et de Log. Le mot "Log" a désigné au départ les journaux de bord de la marine et de l'aviation américaine, et le "Web", c'est cette invention qui a changé notre quotidien à la fin du 20e siècle ! Le blog littéralement c'est donc un carnet de bord tenu et dévoilé en ligne, un mot construit pour désigner les premiers sites du genre aux Etats-Unis à la fin des années 90.

Mon blog... Un regard très personnel, un journal où je publierai des billets d'humeur à propos des sujets les plus divers.

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jeudi 27 août 2009

QU'EST CE QUE BOLLYWOOD ? MODE D'EMPLOI

Bollywood  est la Mecque du cinéma indien

Le mot est la contraction de Bombay et Hollywood. On y tourne chaque année de 800 à 900 films en dialecte hindi, dont les recettes dépassent très largement celles des productions étrangères exploitées en Inde. Ce succès transcende désormais les frontières nationales, linguistiques et culturelles, et plusieurs productions bollywoodiennes ont bénéficié ces dernières années d'un retentissement international.




Chaque film bollywoodien est ponctué par des séquences musicales

• Ces numéros dansés et chantés, très élaborés, expriment les émotions des protagonistes, leurs fantasmes romantiques et érotiques.

• Des intermèdes - sans rapport direct avec l'intrigue – sont également ménagés, durant lesquels une danseuse interprète,face à la caméra, un numéro "suggestif" d'une "brûlante sensualité".

• L'intégration de numéros musicaux est une constante du théâtre classique indien et du théâtre urbain Parsi des XIXème et XXème siècles. Au cours des dernières années, ces chorégraphies ont été influencées par de multiples styles contemporains, du disco à l'aérobic.

• Ces chansons sortant désormais avant le film, leur succès est un précieux indicateur de son box-office potentiel. Les films bollywoodiens obéissent à des codes narratifs immuables.

• Ils sont rythmés par une série de temps forts mélodramatiques et émotionnels.

• Ils racontent tous une histoire d'amour entre un héros – sympathique et séduisant – et une jolie fille.

• Cette idylle est contrariée par divers obstacles : liaisons antérieures, quiproquos, opposition familiale, etc.




Un pont entre Orient et Occident

• La famille joue un rôle central dans l'histoire. Le héros est souvent proche de sa mère; le père est généralement absent.

• L'héroïne est, traditionnellement, l'objet du désir du héros et a rarement d'autre fonction ou occupation.

• Des forces adverses et maléfiques sont à l'œuvre.

• Le "drame" est égayé par des touches comiques.

• Le film tend vers un compromis entre valeurs indiennes modernes et traditionnelles.

• L'objectif est de fournir à un très vaste public un divertissement à l'évasion et suscitant un irrésistible enthousiasme collectif.

• Le message et la morale de l'histoire tiennent en une phrase : "l'Amour triomphe de tous les obstacles"… Mais sa route est semée d'embûches!


No sex, please, nous sommes à Bollywood !

À Bollywood, on ne s'embrasse pas, les censeurs et le public ne le tolèreraient pas. Les numéros musicaux sont un substitut au contact sexuel, la danse est érotisée et la caméra s'attarde volontiers sur les zones érogènes des actrices, tout particulièrement leur… nombril, que dévoilent les saris traditionnels. Les stars, qui semblent avoir pour l'eau une attirance particulière, apparaissent fréquemment dans des vêtements mouillés, qui révèlent leurs formes et collent à la peau de façon sensuelle et provocante.


LES REALISATEURS : Quinze personnalités importantes du cinéma indien

Javed Akhtar (né en 1945 à Gwalior, Madhya Pradesh)

Javed Akhtar est le descendant de sept générations d’écrivains et de poètes. Son père était le fameux poète Jan Nisar Akhtar, qui écrivait en urdu, langue étroitement apparentée à l’hindi, mais dont le vocabulaire puise dans le persan et l’arabe. Akhtar est le plus connu des paroliers (lyricist) du cinéma indien. Dans les années 1970, il a même écrit les paroles des films qui ont rendu célèbre Amitabh Bachchan dans le rôle d’un rebelle militant de la lutte des classes, et parmi lesquels on citera DEEWAR et ZANJEER ; il est encore recherché aujourd’hui pour ces interprétations, comme dans MAIN NOON NA, premier film réalisé par Farah Khan, qui fut un grand succès en 2004. Il s’est vu décerner de très nombreuses récompenses en tant que parolier.

Akthar a écrit plus de trente scénarios, en collaboration avec Salim (Khan) jusqu’au début des années 1980, puis seul. SHOLAY (1975) est particulièrement célèbre ; il a écrit récemment le scénario de LAKSHYA, film à succès réalisé par son fils, Farhan Akhtar. Il a publié en 1995 un recueil de poèmes en urdu. Il est marié avec l’actrice et militante des droits des femmes Shabana Azmi, dont le père, Kaifi Azmi, fut également un fameux poète de langue urdu.

Amitabh Bachchan

(né en 1942 in Allahabad, Uttar Pradesh)

Amitabh Bachchan est la plus grande star de Bollywood en Inde et à l’étranger ; on affirme souvent qu’il a plus de fans dans le monde que n’importe quel autre acteur, y compris les plus grandes stars d’Hollywood. La position qui est la sienne et ses nombreux voyages ont fait d’Amitabh Bachchan l’ambassadeur culturel du cinéma indien.

Son père était le poète de langue hindi Vater Harivansh Rai, disparu récemment. Elève dans un internat, il étudie les arts à l’université de Delhi. Il se fait remarquer dans ANAND d’Hrishikesh Mukherjee (1970), et devient la star la plus adulée d’Inde dans les années 1970. Le succès de Bachchan semble ne pas connaître de limites, qu’il joue un rôle comique comme dans BOMBAY TO GOA, ou celui d’un jeune guerrier enragé dans ZANJEER et DEEWAR. Sa voix de baryton impressionnante lui a également valu le succès en tant que chanteur : contrairement à la plupart des acteurs, il a chanté lui-même un grand nombre des chansons de ses films. Son étoile commence à pâlir lentement dans les années 1980, et il se retire du métier pendant quelques années au début des années 1990. Il est élu député, avant de devoir renoncer à cette fonction suite à un scandale politique.

"Big B", comme on le surnomme fréquemment, tourne à nouveau de nombreux films ; il a enchanté son public avec MOHABBATEIN, KABHI KHUSHI KABHIE GHAM, DEV et BAGHBAN. Bachchan est marié depuis les années 1970 avec Jaya Bhaduri, qui fut pendant des années sa partenaire à l’écran. Son fils Abhishek est également un acteur apprécié de Bollywood.

Nash Chopra

(né en 1932 à Lahore [aujourd’hui au Pakistan])

Yash Chopra est l’un des plus grands réalisateurs et producteurs de Bollywood. Cinquième d’une fratrie de huit, il grandit sous le toit de son frère B.R.Chopra, deuxième garçon de la famille, d’abord journaliste de cinéma, puis producteur. Après avoir travaillé pendant un certain temps dans la société de son frère comme assistant réalisateur, il tourne son premier film intitulé DHOOL KA PHOOL (1959), dans lequel il décrit la complexité des relations humaines, ce qui lui vaut un certain succès. Il devient ensuite célèbre en tournant des drames dans les années 1970, dans lesquels il fait une critique de la société, parmi lesquels on citera d’abord DEEWAR, qui rendit célèbre Amitabh Bachchan. Chopra est depuis le début des années 1980 le maître des films d’amour romantiques. SILSILA en particulier est inoubliable, ne serait-ce que parce que la relation triangulaire montrée par ce film et jouée par Amitabh Bachchan, sa femme Jaya et Rekha, est supposée avoir des fondements réels. Chopra filme à la fin des années 1980 les grandes histoires d’amour de Sri Devi, et notamment LAMHE et CHANDNI. A la fin des années 1990, il filme une nouvelle histoire de relations triangulaires avec la jeune génération d’étoiles du cinéma : c’est DIL TO PAGAL HAI avec Shah Rukh Khan, Madhuri Dixit et Karishma Kapoor.

Chopra dirige une grande société de production, Yash Raj Films, qui est aussi une pépinière de jeunes talents. Il a été l’un des premiers réalisateurs indiens à tourner une partie de ses films à l’étranger ; il tourne régulièrement en Suisse, où un lac porte maintenant son nom.

Ashutosh Gowariker

(né en 1962)

Ashutosh Gowariker a commencé dans le cinéma en tant qu’acteur. Il a notamment joué dans le film de David Rathod intitulé WEST IS WEST (1986), qui raconte l’histoire d’un jeune Indien qui veut étudier aux Etats-Unis et qui rencontre des difficultés pour s’adapter à la culture du pays, qui lui est étrangère. Après avoir réalisé deux films qui ne marchent pas très bien, il devient célèbre du jour au lendemain avec LAGAAN, son troisième film. Sa nouvelle œuvre intitulée SWADES est sortie fin 2004 dans les cinémas indiens, et est déjà sur les écrans en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Il est probable que le succès commercial ne sera pas au rendez-vous pour ce film, où joue la grande star Shah Rukh Khan, et qu’il n’atteindra pas celui de LAGAAN. Cette œuvre, qui traite du retour après un séjour en Occident, a cependant suscité l’adhésion de la critique et du public : il raconte l’histoire d’un scientifique indien qui travaille à la NASA, l’agence spatiale états-unienne, et qui revient en Inde pour rendre visite à sa nourrice. Il commence alors à s’intéresser activement aux problèmes de son pays d’origine.

Gowariker envisage un nouveau projet d’envergure, qui consiste à réaliser un film sur Mahatma Gandhi, dont les idées politiques sur le développement de l’Inde rurale et la tolérance entre castes ont largement influencé LAGAAN et SWADES. Ces deux films ont fait de Gowariker l’un des plus grands réalisateurs indiens contemporains. Nul doute qu’il continuera sur cette lancée.

Gulzari

(né en 1934 à Deena [aujourd’hui au Pakistan])

Gulzar est poète (son "premier amour"), parolier, scénariste et réalisateur. Il est depuis les années 1970 l’un des personnages marquants de Bollywood, difficile à classifier, comme bien d’entre eux. Ses films qui ne cèdent pas à la facilité ont souvent remporté des récompenses, mais n’ont pas suscité l’adhésion d’un large public. On citera parmi ses œuvres la satire politique AANDHI avec Suchitra Sen, qui brosse le portrait d’une politique en campagne électorale à la fin des années 1970, ainsi que le film intitulé MAACHIS, qui évoque un sujet extrêmement sensible, celui de la violence qui couve au Pendjab, terrain brûlant depuis 1984. Gulzar est parolier, scénarise et réalisateur de ces deux films.

Gulzar est surtout apprécié comme parolier ; il a écrit une chanson inoubliable pour le film DIL SE de Mani Ratnam, "Chaiyya Chaiyya". Auteur de nombreux ouvrages (parmi lesquels des livres pour enfants), il travaille sans relâche. Il est marié depuis les années 1970 à la fameuse actrice Rakhee ; sa fille Meghna Gulzar s’est récemment fait remarquer avec FILHAAL, le premier film qu’elle a réalisé.

Shekhar Kapur

(né en 1945 à Lahore [aujourd’hui au Pakistan])

Shekhar Kapur a commencé comme acteur dans des films en hindi. On se souvient encore de son rôle dans DRISHTI de Govind Nihalani, aux côtés de Dimple Kapadia. Son film original MASOOM (1983) lui vaut la célébrité en tant que réalisateur : il raconte l’histoire d’un père de famille qui a un enfant illégitime et souhaite l’adopter après la mort de sa mère, sujet qui était et reste épineux sur le plan moral. MISTER INDIA, avec Anil Kapoor et Sri Devi, est le plus grand succès de Kapur à Bollywood ; c’est l’un des plus fameux films de langue hindi des années 1980.

Dans les années 1990, Kapur fait parler de lui en tournant un film sur la vie de Phoolan Devi intitulé BANDIT QUEEN. ELIZABETH (1998), tourné en Angleterre, a été nommé à sept reprises pour les Oscars, et a été distingué par des prix dans le monde entier. La production Miramax/Paramount THE FOUR FEATHERS a permis à Kapur de démontrer à nouveau son savoir-faire.

Le réalisateur, qui vit aujourd’hui à Londres, se rend fréquemment en Inde et aux Etats-Unis. Il a été producteur exécutif de la comédie THE GURU, qui a été un succès à New York et Delhi. Il a conçu, en collaboration avec Andrew Lloyd Webber, la comédie musicale BOMBAY DREAMS, qui a tenu l’affiche pendant deux ans à Londres et pendant quelque temps à Broadway ; il détient des participations dans des sociétés comme Digital Talkies et Artist Network, dont il se sert pour donner corps à sa vision : "L’avenir du divertissement est en Asie."

Aamir Khan

(né en 1965 à Bombay [dont la dénomination officielle est aujourd’hui Mumbai])

Aamir Khan a brûlé très tôt les planches, et a accédé ensuite à la notoriété comme champion de tennis. Ses films à succès QAYAMAT SE QAYAQMAT TAK (1988) et DIL (1990, aux côtés de Madhuri Dixit, en ont fait rapidement l’un des acteurs les plus respectés de Bollywood. Il a toutefois connu également des échecs retentissants comme avec AKELE HUM AKELE TUM, drame qui raconte l’histoire d’un divorce. Il est redevenu l’une des plus grandes stars de Bollywood avec RAJA HINDUSTANI (1997).

Khan est connu pour ne pas travailler en même temps sur plusieurs films, comme la plupart des stars, mais de se concentrer toujours sur un seul projet. Il est un adepte du method acting, et incarne des rôles dans tous les genres du cinéma indien, de la comédie à l’action en passant par les drames et les films d’amour. Il a été encensé par la critique pour son rôle dans le film Arthouse EARTH de Deepa Mehta, réalisatrice indienne qui vit à l’étranger. Il a connu d’emblée un succès mondial avec le premier film qu’il a produit, LAGAAN, dans lequel il joue le rôle principal.

Farah Khan

(née en 1966 à Bombay [[dont la dénomination officielle est aujourd’hui Mumbai])

Farah Khan a grandi dans le milieu de Bollywood. Son père est réalisateur, son frère aîné Sajid Khan est acteur et dance director, et elle est apparentée à la famille de Javed Akhtar. Farah Khan n’est à l’origine pas danseuse de formation ; ce n’est que lorsqu’elle voit le clip de Michael Jackson intitulé "Thriller" qu’elle commence à s’intéresser sérieusement à la danse. Elle fonde la troupe The Sphinx, et chorégraphie en 1992 son premier film. Elle en compte désormais plus d’une centaine à son actif, parmi lesquels on citera KABHI KHUSHI KABHIE GHAM, MONSOON WEDDING et DIL TO PAGAL HAI. En 2004, elle se lance enfin dans la réalisation, avec une grande réussite : MAIN HOON NA devient l’un des plus grands succès de l’année. Ce film de divertissement enlevé a été soutenu par quatre membres de la famille Khan : Gauri Khan en est la productrice, Zayed Khan et Shah Rukh Khan les acteurs principaux, et Farah Khan en est la réalisatrice. Elle refera certainement parler d’elle.

Shah Rukh Khan

(né en 1965 à New Delhi)

En-dehors d’Amitabh Bachchan, il n’existe qu’un seul acteur qui a été la plus grande star de Bollywood pendant plus de dix ans et le reste : c’est Shah Rukh Khan. Il fait ses débuts à la télévision à Delhi, part ensuite pour Bombay, et remporte un succès d’estime dès son premier film, intitulé DEEWANA. Après avoir joué dans un premier temps les rôles de méchants, comme dans DARR et BAAZIGAR, il incarne un héros positif et défenseur des valeurs familiales dans DILWALE DULHANIA LE JAYENGE, KABHI KHUSHI KABHIE GHAM et KAL HO NAA HO.

Khan fait partie intégrante du cinéma indien contemporain ; il réunit tous les types de héros, et joue aussi bien les jeunes amoureux que les maris et pères d’âge mûr. Il a incarné un chauffeur routier indien, ainsi que des “NRI” (Indiens non résidents) prospères vivant en Europe et aux Etats-Unis. Il est incontournable pour l’ensemble des réalisateurs de Bollywood. Yash Chopra, Karan Johar et Mani Ratnam lui-même l’ont fait jouer dans leurs films. Shah Rukh et sa femme Gauri ont récemment fondé une société de production, Dreamz Unlimited. Shah Rukh a de nouveau connu le succès dans le premier film réalisé par Farah Khan en 2004 et intitulé MAIN HOON NA.

Lata Mangeshkar

(née en 1929)

Le play-back est l’un des éléments du cinéma indien traditionnel depuis les débuts du film parlant en Inde, symbolisé par le film ALAM ARA tourné en 1931. Personne ne s’offusque que les chansons et les dialogues soient dits par des voix différentes, ce qui confère une qualité irréelle au film. Les chanteurs de play-back sont si importants que leurs noms figurent en gros caractères aux génériques de début et de fin. Les bandes sonores avec les chansons des films sont mises en vente avant les sorties en cinéma, et sont souvent connues du public avant qu’il ne voie les films.

Lata Mangeshkar est la plus connue et la plus brillante des interprètes de play-back, dont le travail est aussi important que celui des acteurs. On peut l’entendre depuis 1947 dans d’innombrables films de Bollywood. On citera parmi ses derniers grands succès les chansons qu’elle a interprétées dans LAGAAN et KABHI KHUSHI KABHI GHAM. Mangeshkar et sa sœur Asha Bosle, qui est également une chanteuse célèbre, règnent sur Bollywood depuis cinquante ans, et ont plus de succès à leur palmarès que toutes les autres interprètes : elles en comptabilisent chacune 20 000, comme l’indique le Livre Guinness des Records.

 A. R. Rahman

(né en 1966 in Madras [dont la dénomination officielle est aujourd’hui Chennai])

A.R.Rahman a bouleversé en peu de temps la musique du cinéma tamoul, l’une des plus grandes industries cinématographiques du Sud de l’Inde, avec les bandes son qu’il a composées pour ROJA de Mani Ratnam et GENTLEMAN de Shankar au début des années 1990. Il a intégré dans ses musiques de films des éléments de rap, de hip hop, de musique arabe et de diverses musiques populaires. Il a réussi au fil du temps à faire une synthèse de plus en plus réussie des instruments de musique traditionnels indiens et occidentaux.

Après avoir jeté des regards envieux vers Madras, Bollywood a immédiatement copié ce nouveau style à succès. Rahman est sollicité par Ram Gopal Varma en 1995 pour travailler à Bombay sur RANGEELA, qui sera son premier succès à l’échelle de l’Inde. Il est désormais également incontournable dans l’industrie du film hindi. Il a composé des musiques pour des films de Subhash Ghai et Ashutosh Gowariker, et est l’auteur d’un grand nombre de chansons formidables que l’on entend entre autres dans TAAL, DIL SE, LAGAAN, et SWADES. Rahman continue à travailler pour le cinéma tamoul et telugu ; il écrit en moyenne la musique de sept ou huit films par an. Un grand nombre de ces bandes sonores sont remarquables, mais ne sont pas connues en dehors des Etats de Tamil Nadu et Andhra Pradesh.

Aishwarya Rai

(née en 1973 in Mangalore, Karnataka)

Cette Miss Monde 1994 est la reine de beauté qui a remporté le plus de succès dans le cinéma indien. Après un succès d’estime remporté avec le film tamoul JEANS et avec TAAL de Subhash Ghai, elle connaît en 2002 le plus grand succès de sa carrière avec DEVDAS. Ce film est l’un des premiers films indiens à avoir été projeté à Cannes ; un an plus tard, Rai est invitée à être membre du jury du festival. Elle est aujourd’hui si connue en Occident qu’elle est la première actrice indienne à figurer dans le Musée de cire de Madame Tussaud.

Aishwarya Rai symbolise l’évolution actuelle du cinéma de Bollywood. Les concours de beauté et élections de Miss connaissent un succès croissant auprès des jeunes filles des classes moyennes en Inde. Nombreuses sont les reines de beauté à tenter ensuite leur chance dans le cinéma. La première actrice connue à avoir embrassé cette carrière avec succès s’appelle Sushmita Sen. Elle a été suivie par Lara Dutta et Bipasha Basu, qui ont accédé à la notoriété en tournant dans des films de Bollywood et dans des films régionaux. Le dernier film en date d’Aishwarya Rai s’appelle CHOKHER BALI ; il a été tourné en bengali par Rituparno Ghosh d’après un roman de l’Indien Rabidranath Tagore, Prix Nobel de littérature. Il a pourtant déçu le public, tant en Inde qu’à Cannes.

Mani Ratnam

(né en 1956 in Madurai, Tamil Nadu)

Mani Ratnam a connu le succès dans le cinéma tamoul dès ses premiers films comme MOUNAM. ROJA a quant à lui été un succès non seulement en tamoul, mais également dans sa version hindi. Ratnam influence un grand nombre de réalisateurs actuels, et la mise en scène de ses scènes mêlant danses et chants (le plus souvent en collaboration avec le compositeur A. R. Rahman) a sorti Bollywood de sa léthargie au début des années 1990. Avec BOMBAY, Ratnam est le premier réalisateur indien à oser parler dans un film populaire des émeutes de Bombay de 1992 et 1993. Ce film tourné en tamoul a également été un succès dans sa version hindi. DIL SE, film tourné par Ratnam en hindi en 1998, est joué par Shah Rukh Khan.

Les chansons du film font parmi des scènes associant chants et danses les plus réussies des années 1990. En 2002, Ratnam tourne le film A PECK ON THE CHEEK, qui a pour toile de fond un conflit politique, comme certains de ses autres films. Il n’est pas rare que les films de Ratnam soient projetés dans des festivals internationaux et dans les salles de cinéma états-uniennes et européennes, comme par exemple son dernier film intitulé YUVA, tourné en hindi. Son cinéma d’origine reste cependant le cinéma tamoul, qui commence tout doucement à être reconnu par la critique comme il le mérite grâce à des réalisateurs comme lui.

Naseeruddin Shah

(né en 1950 in New Delhi)

Naseeruddin Shah a étudié à la fameuse “National School of Drama” de Delhi. Il s’est fait surtout connaître par le “cinéma parallèle”, auquel il a apporté une contribution importante comme acteur. Dans les films de Shyam Benegal (NISHANT, BHUMIKA), Saaed Mirza et Govind Nihalani, Shah a joué un grand nombre de rôles importants aux côtés de Shabana Azmi et Smita Patil. Shah a retrouvé Azmi dans MASOOM de Shekar Kapur. On le voit aussi bien dans des films “sérieux” que dans des rôles comiques ou de composition, et régulièrement dans des productions commerciales de Bollywood. Il est surtout connu du public international pour son rôle dans MONSOON WEDDING de Mira Nair. Dans le film Arthouse intitulé HEY RAM !, il incarne Gandhi, et le Capitaine Nemo dans la production hollywoodienne LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES (2003).

Shah joue également dans des pièces de théâtre en anglais et en hindi, et se produit fréquemment dans le fameux théâtre Prithvi à Bombay.

Ram Gopal Varma

(né en 1961 à Hyderabad, Andhra Pradesh)

Ram Gopal Varma est avec Mani Ratnam l’un des principaux réalisateurs du cinéma indien contemporain. Ram Gopal Varma n’est pas non plus originaire de Bombay, mais de l’industrie cinématographique régionale. Le cinéma telugu, langue de la région d’origine de Varma, est aujourd’hui le plus gros producteur de cinéma d’Inde sur le plan quantitatif. Le telugu est parlé par environ 80 millions de personnes dans l’Etat indien d’Andhra Pradesh.

Varma s’est fait connaître dans l’Andhra Pradesh avec SHIVA. Il a influencé durablement Bollywood avec son premier film en hindi, intitulé RANGEELA. Il y a introduit une nouvelle esthétique, s’est assuré les services du compositeur indien contemporain le plus en vogue, A. R. Rahman, et a été le premier réalisateur indien classique à montrer une image différenciée de Bombay, métropole mondiale. Il a dressé le portrait des bas-fonds de la criminalité de Bombay dans deux autres de ses films tournés en hindi, SATYA et COMPANY. Ces derniers temps, Varma s’est consacré d’abord à la production et au soutien de différents projets, tant dans son Etat natal, l’Andhra Pradesh, où il a aidé des réalisateurs à succès comme Krishna Vamsi, qu’à Bombay. Il a déclaré ne plus vouloir se consacrer surtout à la réalisation, et souhaite produire avec sa propre société The Factory sept ou huit films par an, voire plus.

Varma s’est toujours efforcé de créer des genres cinématographiques, comme en témoigne le film qu’il a récemment réalisé, BHOOT. Plusieurs films d’horreur ont déjà été tournés en Inde depuis les années 1940, mais BHOOT a déclenché une véritable vague de productions similaires. Varma a produit des films à mi-chemin entre le cinéma commercial et le cinéma d’art et d’essai ; on citera comme exemple récent MAIN MADHURI DIXIT BANNA CHAHTI HOON de Chandan Aror, qui brosse un portrait réaliste d’une danseuse qui veut devenir une star de cinéma.

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