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Je parlerai de ma ville, de mes voyages, de musiques, de films, de l'actualité, de tout ce qui m'interpelle

Quand j'ai créé mon premier blog je m'étais inspirée de la définition du mot "Blog", à l'origine "Weblog" contraction de Web et de Log. Le mot "Log" a désigné au départ les journaux de bord de la marine et de l'aviation américaine, et le "Web", c'est cette invention qui a changé notre quotidien à la fin du 20e siècle ! Le blog littéralement c'est donc un carnet de bord tenu et dévoilé en ligne, un mot construit pour désigner les premiers sites du genre aux Etats-Unis à la fin des années 90.

Mon blog... Un regard très personnel, un journal où je publierai des billets d'humeur à propos des sujets les plus divers.

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vendredi 4 avril 2014

MARGUERITE DURAS, JE L'AI RENCONTREE

Marguerite Duras aurait eu 100 ans le 4 avril 2014 

Pour commémorer le centenaire de la naissance de Marguerite Duras, Arte propose une programmation spéciale dimanche 6 avril 2014. Après le documentaire inédit de Pierre Assouline, Le Siècle de Duras et le film d'Alain Resnais Hiroshima mon amour (d'après un scénario de Duras), la chaîne rediffuse les deux moyens métrages que Benoît Jacquot consacra à la romancière, dramaturge et cinéaste en 1993.

Ce soir je regarde cette émission en replay diffusée sur Arte cette semaine : la France entière commémorait le centenaire de la naissance de Marguerite Duras. 

J'ai regardé le début, il était trop tard, plus que minuit quand ça a débuté. Et j'ai été bouleversée, car c'est à cette époque où l'émission a été tournée que moi aussi j'ai rencontré Marguerite Duras, lors d'une interview à Neauphle-le-Château, pour la radio, (c'est en grande grande banlieue parisienne).


http://www.darnna.com/phorum/read.php?14,192333,page=53

Il faisait froid, humide, c'était exactement comme sur cette vidéo.
Je ne sais plus si c'était l'automne ou l'hiver.
VIDÉO (En Flash)


Et je peux vous dire que je n'ai jamais oublié. ce devait être dans les années...80 ???
Quand j'ai rencontré elle avait ce physique là :


Et quand je regarde les films, tirés de ses bouquins, j'ai vraiment l'impression que je la connais cette jeune femme que l'on voit dans les films, l'Amant, le barrage contre le Pacifique...


Barrage contre le Pacifique

C'est un film (dont j'ai lu aussi le livre) qui me marque parce que, bien que l'action se déroule au Vietnam (enfin, l'Indochine de 1931) je connais le Cambodge (là où il a été tourné, du côté du Parc de Realm).



Indochine, 1931. Dans le Golfe du Siam, au bord de l'Océan Pacifique, une mère survit tant bien que mal avec ses deux enfants, Joseph (20 ans) et Suzanne (16 ans), qu'elle voit grandir et dont elle sait le départ inéluctable. Abusée par l'administration coloniale, elle a investi toutes ses économies dans une terre régulièrement inondée, donc incultivable. Se battant contre les bureaucrates corrompus qui l'ont escroquée, et qui menacent à présent de l'expulser, elle met toute son énergie dans un projet fou : construire un barrage contre la mer avec l'aide des paysans du village. Ruinée et obsédée par son entreprise, elle laisse à Joseph et Suzanne une liberté quasi-totale. C'est alors que M. Jo, fils d'un riche homme d'affaires chinois tombe sous le charme de Suzanne. La famille va tenter d'en tirer profit...
VIDÉO (En Flash)



En plus pour tout vous dire, il y a Nevers

Hiver 1958...

Le film d'Alain Resnais "Hiroshima mon amour"(1959) d'Alain Resnais, dont Marguerite Duras écrivit le scénario à Nevers. L'héroïne, originaire de Nevers, dévoile pour la première fois à son amant japonais l'histoire de son premier amour. C'était un soldat allemand, et elle dut subir une tonte publique humiliante lors de la Libération en 1944. Elle devient folle et est enfermée par ses parents dans la cave. Elle s'y trouve encore lorsque la bombe atomique tombe sur Hiroshima en août. C'est pourquoi il la surnomme Nevers, tandis qu'elle l'appelle Hiroshima.



Et moi je connais bien Nevers, j'y suis allée très souvent pour le festival de jazz, plusieurs années. Certaines scènes sont tournées à Nevers, par exemple à l'église Saint-Étienne. 



© Photos personnelles

VIDÉO


Il y a, à Nevers, une rue "Marguerite Duras" à Nevers, et j'étais très émue quand j'étais à Nevers.

Écoutez :


Les rues, les maisons de Nevers sont filmées dans "Hiroshima" et je les ai reconnues dans le film. Nevers, c'est une ville qui a beaucoup de charme, j'ai aimé.



© Photos personnelles

Bon, il faut que j'écrive un article là dessus, car le souvenir que j'ai de ma rencontre (toute intimidée) avec Marguerite Duras m'a marquée à jamais.


BIO


"Marguerite Duras, est une écrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice française, née le 4 avril 1914 à Saïgon (alors en Indochine française). Elle est morte le 3 mars 1996 à Paris.




Son œuvre se distingue par sa diversité et sa modernité qui renouvelle le genre romanesque et bouscule les conventions théâtrales et cinématographiques, ce qui fait de Marguerite Duras une créatrice importante, mais parfois contestée, de la seconde moitié du XXe siècle. En 1950, Un barrage contre le Pacifique révèle son talent littéraire.





Elle est au début de sa carrière associée au mouvement littéraire "Le Nouveau Roman", mais sa voix particulière se singularise plus encore avec la déstructuration des phrases, des personnages, de l'action et du temps, et ses thèmes comme l'attente, l'amour, la sensualité féminine ou l'alcool : Moderato cantabile (1958), Le Ravissement de Lol V. Stein (1964), Le Vice-Consul (1966), La Maladie de la mort (1982), Yann Andréa Steiner (1992), ou encore Écrire (1993).



 

L'Amant

Elle rencontre un immense succès public avec L'Amant, Prix Goncourt en 1984, autofiction sur les expériences sexuelles de son adolescence dans l'Indochine des années trente, qu'elle réécrira en 1991 sous le titre de L'Amant de la Chine du Nord.





VIDÉO



Elle écrit aussi pour le théâtre, souvent des adaptations de ses romans comme Le Square paru en 1955 et représenté en 1957, ainsi que de nouvelles pièces, telle Savannah Bay en 1982, et pour le cinéma : elle écrit des scénario et réalise elle-même des films originaux comme India Song, en 1975, ou Le Camion en 1977 avec l'acteur Gérard Depardieu".




"En 1956, elle rencontre Gérard Jarlot, journaliste à France-Dimanche. Il travaille avec elle pour diverses adaptations cinématographiques et théâtrales. Pour la première fois, un de ses romans est adapté au cinéma. Un Barrage contre le Pacifique par René Clément En 1958, elle travaille pour des cinéastes en écrivant le scénario de Hiroshima mon amour avec Alain Resnais puis celui d'Une aussi longue absence pour Henri Colpi.

Marguerite Duras est une artiste engagée. En 1960, elle milite contre la guerre d'Algérie, elle signe le Manifeste des 121.

Le 5 avril 1971, elle signe le Manifeste – avec, entre autres, Simone de Beauvoir et Jeanne Moreau – réclamant l'abolition de la loi contre l'avortement. Pendant « les évènements » de mai 1968, elle se trouve en première ligne au côté des étudiants contestataires et participe activement au comités des écrivains-étudiants.

Premier succès au théâtre avec Des journées entières dans les arbres, joué par Madeleine Renaud en 1965. La multiplication de ses talents la fait maintenant reconnaître dans trois domaines : littéraire, cinématographique et théâtral. Elle met en scène des personnages puisés dans la lecture des faits divers. Elle innove sur le déplacement des acteurs, sur la musicalité des mots et des silences. 

Marguerite Duras entre alors dans le cinéma en tant que réalisatrice parce qu'elle est insatisfaite des adaptations que l'on fait de ses romans. Son premier film, "Détruire" (1969) au titre évocateur définit son cinéma : celui du jeu des images, des voix et de la musique. « Ce n'est pas la peine d'aller à Calcutta, à Melbourne ou à Vancouver, tout est dans les Yvelines, à Neauphle. Tout est partout. Tout est à Trouville [...] Dans Paris aussi j'ai envie de tourner, [...] L'Asie à s'y méprendre, je sais où elle est à Paris... ». Elle tourne ensuite Nathalie Granger, dans sa maison de Neauphle-le-Château, India Song, dans le Palais Rothschild à Boulogne."



VIDÉOS






Comme dans son travail pour le théâtre, elle réalise des œuvres expérimentales. Par le décalage entre l'image et le texte écrit, elle veut montrer que le cinéma n'est pas forcément narratif : La Femme du Gange est composé de plans fixes, Les Mains négatives, où elle lit son texte sur des vues de Paris désert la nuit. La limite extrême est atteinte dans L'Homme atlantique, avec sa voix sur une image complètement noire pendant trente minutes sur quarante. Après un voyage en Israël, en 1978, elle réalise Césarée, où elle évoque la ville antique sur des images du jardin des Tuileries.

Créatrice importante et parfois contestée de la seconde moitié du XXe siècle, Duras a renouvelé le genre littéraire dans le roman moderne et bousculé les conventions au théâtre comme au cinéma."






Benoît Jacquot et Marguerite Duras : 
Histoire d’une amitié prolifique

De la relation privilégiée de Benoît Jacquot avec Marguerite Duras sont nés deux superbes films. Le cinéaste nous en narre la genèse, avant leur diffusion ce dimanche soir sur Arte.



Le 04/04/2014 - Mis à jour le 07/04/2014
Propos recueillis par Samuel Douhaire

Benoit Jacquot - La rencontre

« C’est un ami commun qui nous a mis en contact, en 1972. Dès l’instant où je l’ai vue dans sa maison de Neauphle-le-Château, cela a été le début de l’amitié qui a duré jusqu’à sa mort. J’avais 25 ans à l’époque, je partageais mon temps entre deux activités : assistant-réalisateur de façon très mercenaire pour des productions extrêmement diverses, et documentariste pour la télévision. Quand j’ai commencé à travailler avec elle, je tournais parallèlement des documentaires sur Lacan. Je passais alternativement mes dimanches à Neauphle et à Guitrancourt (la résidence secondaire de Lacan), ce qui créait chez Marguerite une grande jalousie. »

Filmer pour écrire

« J’ai connu Marguerite au moment où elle avait décidé de réaliser des films pour en faire des livres, au lieu d’écrire pour que d’autres en fassent des films. D’une part, elle était fatiguée du traitement que ses livres avaient subi à l’écran. Et d’autre part, elle n’arrivait plus vraiment à écrire des livres. Aussi curieux que cela puisse paraître, la finalité de chacun de ses films, c’était de publier un livre. »

Marguerite Duras met en scène son film India Song, juillet 1974.

Super-assistant

« Le premier film pour lequel je l’ai assistée était Nathalie Granger (1972). Il y eut ensuite La Femme du Gange (1973), puis India Song (1974). Les trois films se sont pratiquement enchaînés. A chaque fois, Marguerite avait l’histoire, un texte qui faisait office de scénario (mais un scénario vraiment spécial !), et qu’elle me demandait de transformer en objet cinématographique.
Elle avait besoin d’un bras droit qui s’occupe pour elle de ce qu’elle appelait du “cinéma”, qu’elle adorait en même temps qu’elle méprisait copieusement.

Elle considérait l’immense majorité des cinéastes comme des écrivains avortés ; et les très rares cinéastes qu’elle admirait (Dreyer, Chaplin), comme des écrivains qui s’ignoraient ! Pour elle, le cinéma était un succédané de l’écriture. En revanche, Marguerite avait une vraie passion pour le moment du tournage qui, pour ses films, était très concentré dans le temps (jamais plus de trois semaines) et dans l’espace (souvent un seul lieu, et souvent chez elle, dans sa maison à Neauphle ou son appartement à Trouville…). Le fait que acteurs et techniciens vivent ensemble comme une troupe la mettait en joie.

J’étais bien au-delà des fonctions d’un assistant : la plupart des tâches qui incombent normalement à un metteur en scène de cinéma, me revenaient – ce qui a réveillé mon désir de faire mes propres films. Sur le tournage, Marguerite parlait de choses et d’autres avec les acteurs, merveilleusement d’ailleurs. Mais il n’était pas question qu’elle leur dise à quoi allait rimer ce qu’ils allaient faire… D’une certaine façon, il fallait donc que je sois son interprète auprès de l’équipe. Et que je décide où mettre et quoi faire avec la caméra. Par contre, c’était Marguerite elle-même qui s’occupait du montage : elle revenait à l’écriture par le montage, elle écrivait son film à partir de ce qui avait été tourné. »


La mort du jeune aviateur anglais

Marguerite Duras livre à Benoit Jacquot le récit de la mort d'un jeune aviateur anglais dont elle a découvert la tombe à Vauville à proximité de Trouville.
Dans "Ecrire" et "La Mort du jeune aviateur anglais", Duras parle de sa solitude, de sa douleur d'écrire, de ses sources d'inspiration, et c'est passionnant – l'écrivain y a d'ailleurs puisé la matière de son dernier grand texte publié, Ecrire (Gallimard).

Vingt-et-un ans après, Benoît Jacquot raconte dans telerama la genèse très particulière de ces deux documentaires et, au-delà, son amitié de longue date avec Marguerite Duras.

« En 1989, Marguerite a été hospitalisée pour un emphysème, elle a attrapé une maladie nosocomiale qui l’a plongée dans le coma pendant plusieurs mois. J’étais persuadé qu’elle allait mourir, et j'avais fait mon deuil. Mais un jour, elle s’est réveillée brutalement : elle s’était endormie au milieu d’une phrase qu’elle écrivait et elle a demandé le cahier pour finir sa phrase !

Quand Yann Andréa (le dernier compagnon de Marguerite Duras à qui elle a confié dans son testament la responsabilité de son œuvre littéraire) m’a appelé pour me prévenir et me dire qu’elle demandait de mes nouvelles, j’ai été très choqué, j’avais l’impression de vivre une pièce de Shakespeare avec un spectre qui apparaissait.




Je n’arrivais pas à aller la revoir. Du coup, elle a pris les devants. Elle m’a appelé à sa façon, très comminatoire, en me disant : “Je suis à Trouville, viens tout de suite, j’ai un truc dont il faut que je te parle.” Elle m’a ouvert la porte et immédiatement elle s’est mise à me raconter cette histoire qu’elle venait de dégotter dans un village de Normandie. Dans le cimetière, elle avait trouvé la tombe d’un soldat anglais mort à 20 ans à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et à partir de cette découverte, elle avait imaginé une histoire, presque un mythe.

Elle m’a dit : “Cette histoire, fais-en un film, je te la donne.”

Sur le coup, j’étais assez embarrassé, parce que je ne voyais pas bien quoi en faire. Je lui ai dit très vite que je ne ferais pas une adaptation, mais un film où elle nous raconterait cette histoire : elle irait dans les lieux mêmes pour expliquer ce qui provoquait cette espèce de transe dans laquelle la plongeait ce récit.

Je lui ai proposé de revenir dès la semaine suivante avec une petite équipe pour tourner un film qui s’appellerait La Mort du jeune aviateur anglais. Je suis allé voir un producteur de télé avec qui je travaillais, Claude Guisart, qui m’a donné immédiatement les moyens de le réaliser. »

VIDÉOS





Cette femme m'a depuis toujours fascinée. Je suis en admiration.

L’AMANT
FILM DE JEAN-JACQUES ANNAUD
SCÉNARIO : GÉRARD BRACH ET JEAN-JACQUES ANNAUD
AVEC JANE MARCH, TONY LEUNG KA-FAI
(FRANCE/ ROYAUME-UNI, 1991, 1H50MN) - REDIFFUSION DU 9/11/2010
Vie et mort d’une passion érotique dans le Viêt-nam colonial. Une adaptation infidèle et troublante du bestseller autobiographique de Marguerite Duras

HIROSHIMA, MON AMOUR
FILM D’ALAIN RESNAIS
SCÉNARIO : MARGUERITE DURAS
AVEC EMMANUELLE RIVA, EIJI OKADA…
(FRANCE/JAPON, 1959, 1H26MN) - REDIFFUSION DU 7/08/1995
Jalon de l’histoire du cinéma, le film d’Alain Resnais mêle l’amour et la guerre, la mémoire et l’oubli.

UN BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE
Roman de Marguerite Duras paru en 1950, adapté deux fois au cinéma.
En 1958, réalisé par René Clément, avec Jo Van Fleet (la mère), Anthony Perkins (Joseph), Silvana Mangano (Suzanne).
En 2008, réalisé par Rithy Panh, avec avec Isabelle Huppert (la mère), Gaspard Ulliel (Joseph), Àstrid Bergès-Frisbey (Suzanne). Sorti en France le 7 janvier 2009.

MARGUERITE DURAS - ÉCRIRE   INÉDIT
DOCUMENTAIRE DE  BENOÎT JACQUOT
PRODUCTION : INA (1993- 43mn
Dans ce film, Marguerite Duras discute avec Benoit Jacquot de son rapport à l’écriture, à la solitude, à la maison où elle écrivit Le Vice-consul et Le Ravissement de Lol V.Stein.

MARGUERITE DURAS - LA MORT DU JEUNE AVIATEUR  ANGLAIS
INÉDIT
DOCUMENTAIRE DE  BENOÎT JACQUOT
PRODUCTION : INA (1993- 36mn)

http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-nevers-imaginaire-marguerite-duras-hiroshima-mon-amour-63381.html

Le film d'Alain Resnais dont Marguerite Duras écrivit le scénario :

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